Anti rats gris : luttez efficacement contre les rats gris

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Présentation générale

Depuis la nuit des temps, l’Homme a côtoyé les rats pour diverses raisons. Lorsque l’humanité était encore nomade, les rats étaient une source de nourriture au même titre que le lapin ou le lièvre.

C’est lors de la sédentarisation de l’humanité que les Hommes ont été confrontés à la cohabitation avec les rats. En effet, les rats, au même titre que beaucoup d’espèces, dont l’homme, sont des espèces qualifiées d’opportunistes ; ils savent profiter des avantages tout en économisant leurs efforts.

Cette cohabitation est principalement due au fait que les hommes stockent la nourriture et s’abritent dans des lieux secs et souvent chauffés, ce qui a pour conséquence d’attirer les rongeurs, eux-même à la recherche du confort.

Les rats apparaissent aussi dans l’histoire, où on ressasse de nombreux récits depuis l’antiquité grecque et romaine.

Cependant, les rongeurs, aussi communs soient-ils, proviennent originellement de différentes régions. En effet, le continent européen n’est pas la terre d’origine de nos rongeurs actuels.

Le rat gris (Rattus norvegicus) appelé aussi surmulot ou encore rat d’égout. Il vit dans des terriers au sol et affectionne beaucoup l’eau. C’est d’ailleurs un excellent nageur et un apnéiste étonnant (jusqu’à 30 secondes). Il est souvent plus gros que son cousin avec une queue moins longue ou égale que son corps et des petites oreilles. Ses excréments sont semblables à des noyaux d’olives. Le point commun majeur avec le rat noir est le besoin en eau, car comme le rat noir, le rat gris a besoin de s’hydrater quotidiennement.

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Les rats sont des animaux nocturnes avec des comportements discrets. Le fait d’apercevoir un individu régulièrement indique une population assez importante. Attention de ne pas se fier à leur nom commun et les distinguer par leur couleur. En effet, les rats gris sont souvent plus foncés que leurs cousins !

Le rat gris est un animal organisé et social. C’est un animal gourmand et timide, mais plus curieux que le rat noir. Il s’adapte plus vite aux changements de son environnement.

Quels problèmes posent-ils ?

Le rat gris est considéré comme nuisible dans la mesure où il est responsable de nombreux dégâts agricoles, notamment sur les céréales. Un chercheur américain a estimé 19 milliards de dollars le préjudice causé par les rats par an, soit 63 dollars par habitant. On estime ainsi à 33 millions de tonnes de céréales perdues. Les récoltes elles aussi sont impliquées avec 20% de pertes à cause des rongeurs et insectes. Outre, la consommation des aliments, ils contaminent les réserves par l’urine ou les excréments.

Les rongeurs causent aussi des dégâts matériels en détériorant tissus, livres, isolants…

De plus, ils sont un vecteur de maladie non négligeable. En 1966, l’OMS a rapporté 1300 cas de pestes dues aux rats. Ils sont à l’origine de nombreuses épidémies. Seulement, ils véhiculent aussi d’autres maladies qui peuvent contaminer les humains ou les animaux domestiques. Il n’est pas rare de voir dans les élevages des épidémies de leptospirose, pouvant engendrer des taux de mortalité considérable. Les autres principales maladies sont le Sodoku, lié à l’infection due aux morsures, le typhus murin, dermatite, trichinose…

Les moyens de lutte

Le rat gris se reproduit très vite et son agilité favorise son infestation dans les habitations. C’est un animal méfiant et intelligent avec lequel il faut user d’ingéniosité.

D’une part, il existe les moyens de lutte qualifiés de préventifs qui peuvent être :

  • Protections mécaniques : Il s’agit de limiter les passages d’intrusion des animaux en bouchant les trous ou en évitant les fenêtres ouvertes par exemple.
  • Limiter les accès aux ressources : éviter les eaux stagnantes et ne pas laisser de nourriture en évidence et sans protection.
  • Nettoyer régulièrement les lieux pour éviter que les odeurs ne s’installent afin que les animaux se sentent dérangés.
  • Répulsifs olfactifs destinés à provoquer une gêne permanente chez l’animal.

D’autre part, les moyens de lutte peuvent être curatifs dès lors où une présence de rongeurs est démontrée.

  • L’utilisation de piège mécanique comme les pièges à glu, tapettes à rats et autres pièges divers.
  • L’utilisation de produits biocides, sur une base d’anticoagulants sous forme d’appâts pour favoriser une éradication rapide et effective des populations.

Ces moyens de lutte peuvent être combinables. Chaque situation nécessite des moyens de lutte adaptés aux contraintes des personnes et des lieux.