Anti rats noirs : luttez efficacement contre les rats noirs

Rat noir dans un champs

Présentation générale

Depuis la nuit des temps, l’Homme a côtoyé les rats pour diverses raisons. Lorsque l’humanité était encore nomade, les rats étaient une source de nourriture au même titre que le lapin ou le lièvre.
C’est lors de la sédentarisation de l’humanité que les Hommes ont été confrontés à la cohabitation avec les rats. En effet, les rats, au même titre que beaucoup d’espèces, dont l’homme, sont des espèces qualifiées d’opportunistes ; ils savent profiter des avantages tout en économisant leurs efforts.
Cette cohabitation est principalement due au fait que les hommes stockent la nourriture et s’abritent dans des lieux secs et souvent chauffés, ce qui a pour conséquence d’attirer les rongeurs, eux-même à la recherche du confort.

Les rats apparaissent aussi dans l’histoire, où on ressasse de nombreux récits depuis l’antiquité grecque et romaine.
Cependant, les rongeurs, aussi communs soient-ils, proviennent originellement de différentes régions du monde. En effet, le continent européen n’est pas la terre d’origine des rats.

Le rat noir (Rattus rattus) que nous rencontrons dans nos greniers et nos plafonds est un excellent grimpeur. On le retrouve souvent dans les habitations et hangars, car il fait ses nids en hauteur.

On le distingue par sa longue queue plus grande que son corps et ses grandes oreilles arrondies. Bien qu’il soit qualifié de rat noir, son pelage n’est pas toujours sombre et il existe des individus très clairs. On le reconnaît aussi par ses excréments petits en forme allongée finissant généralement en pointe. Il est en général plus petit que son cousin le rat gris.

Il ne vit jamais loin d’un point d’eau dont il a besoin quotidiennement pour s’hydrater. Bien qu’il soit gourmand, c’est un grand timide et il est très difficilement observable à moins de le surprendre. Il s’accommode mal à tout changement de son environnement, ce qui en fait un nuisible difficile à gérer. Le rat noir cherchera à s’abriter auprès des habitations humaines pour le confort d’un endroit sec et chaud, mais dépendra aussi de la nourriture à sa disposition.

Le rat noir est un animal organisé, très social, qui vit en colonies fortement hiérarchisées. Il existe des couples leaders, appelés alpha. Puis, un rang inférieur les Beta et enfin le rang le plus soumis, les Omega. Les lieux de nourrissage ne seront pas les mêmes pour chaque caste et les rangs inférieurs n’iront pas dans les lieux fréquentés par les membres de rangs supérieurs. Ils sont actifs presque 24h/24h, mais ne sortent à découvert qu’à la nuit tombée.

Quels problèmes posent-ils ?

Le rat noir est considéré comme nuisible dans la mesure où il est responsable de nombreux dégâts agricoles, notamment sur les céréales. Un chercheur américain a estimé 19 milliards de dollars le préjudice causé par les rats par an, soit 63 dollars par habitant. On estime ainsi à 33 millions de tonnes de céréales perdues. Les récoltes elles aussi sont impliquées avec 20% de pertes à cause des rongeurs et insectes. Outre, la consommation des aliments, ils contaminent les réserves par l’urine ou les excréments.

Les rongeurs causent aussi des dégâts matériels en détériorant tissus, livres, isolants…

De plus, ils sont un vecteur de maladie non négligeable. En 1966, l’OMS a rapporté 1300 cas de pestes dues aux rats. Ils sont à l’origine de nombreuses épidémies. Seulement, ils véhiculent aussi d’autres maladies qui peuvent contaminer les humains ou les animaux domestiques. Il n’est pas rare de voir dans les élevages des épidémies de leptospirose, pouvant engendrer des taux de mortalité considérables. Les autres principales maladies sont le Sodoku, lié à l’infection due aux morsures, le typhus murin, dermatite, trichinose…

Les moyens de lutte

Le rat noir est un nuisible difficile à contrôler. Sa méfiance et ses capacités de reproduction très rapide amènent souvent à une surpopulation de rats. Aujourd’hui, il est le nuisible le plus craint des professionnels anti-nuisibles.

Il existe cependant des moyens de lutte.

D’une part, il existe les moyens de lutte qualifiés de préventifs qui peuvent être :

  • Protections mécaniques : Il s’agit de limiter les passages d’intrusion des animaux en bouchant les trous ou en évitant les fenêtres ouvertes par exemple.
  • Limiter les accès aux ressources : éviter les eaux stagnantes et ne pas laisser de nourriture en évidence et sans protection.
  • Nettoyer régulièrement les lieux pour éviter que les odeurs ne s’installent afin que les animaux se sentent dérangés.
  • Répulsifs olfactifs destinés à provoquer une gêne permanente chez l’animal.

D’autre part, les moyens de lutte peuvent être curatifs dès lors où une présence de rongeurs est démontrée.

  • L’utilisation de piège mécanique comme les pièges à glu, tapettes à rats et autres pièges divers.
  • L’utilisation de produits biocides, sur une base d’anticoagulants sous forme d’appâts pour favoriser une éradication rapide et effective des populations.

Ces moyens de lutte peuvent être combinables. Chaque situation nécessite des moyens de lutte adaptés aux contraintes des personnes et des lieux.